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Des pratiques de l'observation territoriale à la structuration du référentiel

L’observation territoriale ...

« L’observation désigne un processus coordonné, entre différents acteurs, d’analyse du territoire, dont l’objectif est de produire un certain nombre d’indicateurs propres à la description et à la compréhension de ce territoire afin d’agir différemment »

LENORMAND, L’ingénierie territoriale à l’épreuve des observatoires territoriaux : analyse des compétences des professionnels du développement dans le massif pyrénéen, 2011

L’observation territoriale est un processus, avec comme déclencheur les acteurs locaux du territoire comme le représente l'illustration ci-dessous :

image.png

L’observation territoriale suit une méthodologie en trois étapes. La première étape est la collecte d’informations ou de données qu’elles soient qualitatives ou quantitatives. La pertinence et la cohérence de ses informations sont contrôlées en amont de l’étape deux. Cette seconde étape consiste au traitement et à l’analyses des données collectées. Enfin la dernière étape consiste en la valorisation de ces informations en utilisant différents moyens : cartographie, rapport, ... pour ensuite les diffuser

ROUX, FEYT, ROUX, Les observatoires territoriaux : sens et enjeux, 2011, ISBN 978-2-11-008499-62011

 Dans le cadre des observatoires Régionaux de l'Énergie et du Climat, les pratiques actuelles mettent en évidence la nécessaire imbrication des analyses thématiques (ou axes d'observation) afin d'assurer une cohérence d'ensemble à la production des indicateurs de pilotage fournies aux collectivités locales.

Imbrication des analyses thématiques pour la production des indicateurs de pilotage des politiques énergétiques et climatiques territoriales (source : RARE) :

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Structure du référentiel

Le référentiel méthodologique a été construit de manière à refléterrespecter cette structuration.imbrication logique. Sa structure repose, en outre,  sur une décomposition des thématiques par sous groupes homogènes (les axes) jusqu'à la "brique d'observation" ; la brique étant définie ici comme le plus petit éléments d'observation (ou unité d'observation) devant faire l’objet d’un travail d’analyse spécifique.
La cohérence des méthodes de production des indicateurs territoriaux dans le référentiel est assurédonc favorisée :par cette approche structurée et croisée des approches méthodologiques, par thématique, par axe et par brique.
  • Structuration
    du référentiel sur la thématique de l'énergie

    EntreLa les différentes branches d'observation (inter-branche d’observation) : cette dimension favorise une compréhension globalereprésentation des exercicesdifférents etsous ensembles d'observation, pour la production des pratiquesindicateurs méthodologiquesterritoriaux communes, et met ainsi en exergue les zones/points de bouclage entre exercices

  • Au sein d'une même branche d'observation (intra-branche d’observation) : cette dimension permet d'identifier des socles communs (périmètre, sources, indicateurs) nécessairesrelatifs à la thématique de l'énergie, peut se faire sous forme de diagramme de Sankey. Ils reposent, dans le alisationférentiel convergenteméthodologique des exercices.
  • L’observation de l’énergie

    D’un point de vue énergétique, l’observation, la délimitation du ou des bilans territoriaux au sens des ensembles observables supports à l’analyse et leurs imbrications est schématisée en diagrammes de sankey. Dans le cas du présent exercice, nous nous reposeronsOREC sur la représentation des flux énergétiques territoriaux tels qu'utilisés par l’association Négawatt dans ses exercices de modélisation[1].

    L’analyseReprésentation des flux énergétiques depuis la mobilisation des ressources jusqu'à l'usage des produits énergétiques pour les besoins des activités humaines au sein des territoires (source : RARE) :

    2.png

    La représentation des flux énergétiques théoriques met en évidence 5 axes ou sous-ensembles d’observations (axes) cohérents entre eux. CesL'avancée 5des axesméthodologies sontdisponibles leà soclece dejour permettent d'assurer la production des d'indicateurs territoriaux etde permettent3 uneaxes compréhension générale depour la thématique et de ses enjeux.

    Schéma de l’imbrication principale des branches d’observation des flux énergétiques (sourcenergie : RARE) :

    2.png

    [1] https://negawatt.org/scenario/sankeys/2050


    3 sont actuellement atteignables (au sens de la disponibilité des données) :

    • 1.     L’axe production
    • énergétique primaire locale

    • 2.     L’axe vecteurdistribution
    • énergétiques produits et importés

    • 3.     L’axe consommation énergétiquefinale
    • finale

    Structuration

    L’observationdu desréférentiel sur la thématique "émissions de gaz à effet de serre (GES)"

    Schéma de l’imbrication principale des axes d’observation des flux d’émissions de GES :

    3.png

    La brique d’observation

    La granulométriebrique, des briques, son sujet, estcomme défini commeci-avant étantcorrespond le premier niveau effectif d’observation pouvant faire l’objet d’un travail d’état des lieux individuel.

    C’està un ensemble homogène d’éléments unitaires observables (ou modélisables par défaut) qui par agrégation ou désagrégation constitue un maillon du bilan territorial (bilan énergétique ou de gazl'analyse àthématique. effet de serre).

    Idéalement, chaque brique seraest donc susceptible d’être mise à jour indépendamment l’une de l’autre. 

    Il s’agit donc d’un élément opérationnel dont le contenu viseravise à garantir une continuité de service des ORECs sur une base méthodologique assurant laune comparabilitéproduction descomparable indicateurs produits.d'indicateurs.

    AComme cettele fin,précise la norme NFX 50-171 de l'Afnor relative à conception, la  mise en œuvre et l'animation d'un système d'indicateurs et de tableaux de bord, chaque brique comprendra nécessairement :

    • Le listing des sources actuelles, historiques, de calage avec les liens directs, des repères temporels et les précisions nécessaires, le cas échéant à une manipulation correcte des données (fiche de métadonnée si besoin)
    • Les traitements associés sous formes de schémas (croisements, ventilations, calculs, etc.) et détaillés, y compris dans les hypothèses de calculs, données de conversion, etc.
    • Les cadrages techniques et normatifs : diagrammes de flux, clés d’affectation ou de répartitions, textes réglementaires, etc.
    • Les connexions aux autres référentiels existants (ex : PCIT, Bilans régionaux SDES, Ominea, etc.)
    • Le socle commun et complémentaires d’indicateurs territoriaux relatifs à la brique,définis littéralement et mathématiquement à partir des documents cadres à l’échelle nationale/internationale et/ou associés à des formules de calculs validées par une communauté d’experts et rapportés aux différentes phases de traitement : sectorisation, historisation, bouclage, correction climatique…
    • Le listing des sources de données nécessaires,
    • Le mode opératoire de production collectivement validé en atelier : diagrammes de flux, clés d’affectation ou de répartitions, textes réglementaires, etc.
    • Les connexions aux autres référentiels existants

    Briques de la branchel'axe production

     d'énergie

    Pour les bilans production brique = filière

    Briques de la branchel'axe distribution

     d'énergie

    Pour les bilans de consommation brute, brique = vecteurs = produit énergétique distribué (les briques pourront à terme être affinées si besoin ex : bois énergie => bois bûche - granulés (= pellets) - plaquettes forestières et autres produits connexes de scierie)

    Briques de la branchel'axe consommation

     d'énergie

    Brique = secteurs du bilan de consommation

    Briques de la branchel'axe émissions de gaz à effet de serre directes

    Pour les inventaires d’émissions de GES la brique de premier niveau correspond au snap (activité émettrice) dont la nomenclature est détaillée par le Citepa et reprise dans le guide PCIT.

    Le référentiel ne développe pas le premier niveau mais traitera des indicateurs du second niveau d’agrégation par secteur d'activité.


    [1] https://negawatt.org/scenario/sankeys/2050