Approche(s) méthodologique(s) de référence(s)
L’approche de référence appliquée sur l’ensemble des régions en France pour établir le bilan physique de la filière incinération des déchets repose sur la capitalisation des données déclarées et/ou issues de comptages comptabilisées (ventes d'électricité et/ou de chaleur) des unités de traitements recensées sur le territoire selon un principe d’inventaire des installations agrégé.
Limites et perspectives : En l’absence de recoupement possible des tonnages traités selon leur nature et leur provenance, l’approche « inventaire des installation » ne permet pas, véritablement, de cerner les questions de dépendance énergétique des territoires à échelle fine, ni de situer le niveau d’interdépendance des territoires les uns aux autres en matière de ressource. Une traçabilité fiable des produits permettrait une meilleure compréhension des flux de matière depuis leurs sites de production jusqu’à leur utilisation finale mais aussi une meilleure appréciation des risques de ruptures d’approvisionnement éventuels et une connaissance accrue des échanges commerciaux entrants et sortants à ce sujet à l’échelle régionale/territoriale.
Connaissance des flux énergétiques propres à la filière
Sankey
Une filière de récupération de chaleur fatale
Pour les Uiom, la chaleur fatale considérée est celle des fumées issues des fours et des chaudières récupérations. Elle n’inclut pas les potentiels de chaleur disponibles après optimisations des usines d’incinération existantes, notamment par :
- L’amélioration de la combustion des déchets (fours, régulation...),
- Le changement du système de traitement des fumées,
- La modification de la cogénération en place.
En d’autres termes, la valorisation de chaleur issue du traitement des déchets est considérée comme de la récupération de chaleur fatale mais les améliorations apportées au process sont considérées comme des gains d’efficacité énergétique…
Dans le cas où l’énergie récupérée ne serait dédiée qu’à l’autoconsommation de l’incinérateur, elle sera considérée dans le bilan « consommation » uniquement.